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Salut à tous.
J'ai 34 ans et je vous souhaite la bienvenue sur mon blog. Ici vous ne trouverez pas de photos de mes dernières vacances ou de ma dernière sortie avec mes amis, non. Ici vous trouverez des articles dont les titres seront, pour la plupart, des phrases philosophiques bouddhistes tirées de mes cours de Wu-Dao (ancien nom: Viet-Vu-Dao) qui est un art martial vietnamien que je pratique depuis trois ans. Certaines de ces phrases peuvent être aussi tirées de films divers et vous vous apercevrez que très souvent, elles nous concernent tous car elles s'appliquent très souvent à notre vécu, soit par le biais d'anecdotes, soit par le biais d'expériences plus ou moins amusantes ou douloureuses.
Mais il y aura aussi des sujets qui me tiennent à coeur et des hommages à des personnes importantes dans ma vie.
Je vous souhaite une bonne visite.

# Posté le samedi 11 octobre 2008 02:33

Modifié le jeudi 11 décembre 2008 13:19

Les difficultés ne sont pas faites pour abattre mais pour être abattues

Les difficultés ne sont pas faites pour abattre mais pour être abattues
On l'oublie trop souvent, mais la vie est très souvent faite d'embûches ou d'obstacles divers. Le problème, c'est que la plupart du temps, on essaye d'éviter soigneusement d'affronter ces obstacles, soit en refusant de les voir, ou encore tout simplement en leur tournant le dos pour mieux les fuir.
Chacun a sa manière de réagir et nous sommes tous des êtres humains, mais en y réfléchissant, fuir le problème ou l'occulter signifie que ce problème nous effraie. Et s'il nous effraie, c'est parce qu'on ne sait pas comment le régler,comment réagir face à lui et les causes de cette fuite sont multiples.
Peut-être ne sommes-nous pas assez armés pour affronter une telle situation à cause d'une lacune dans notre éducation... Peut-être notre mâturité nous fait-elle encore défaut... Ou peut-être encore n'avons-nous pas trouvé l'aide adéquate pour pouvoir nous battre. Toujours est-il que quelle que soit la raison qui nous pousse à éviter un problème, on en oublie la chose essentielle: FUIR LA DIFFICULTE NE L'ELIMINE PAS, bien au contraire. Elle restera toujours présente face à nous qu'on veuille ou non la regarder en face, et prendra de l'ampleur chaque jour (lorsque vous avez une plaie, évitez de la soigner et elle s'infecte).
Apprendre à affronter les divers obstacles et difficultés de la vie passe d'abord par apprendre à affronter ses propres peurs, afin de s'aguerrir pour surmonter les problèmes ultérieurs avec un peu plus de facilité à chaque fois. Comme le dit l'adage : " Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort." Par conséquent, lorsqu'un mur se dresse sur notre chemin, il faut savoir l'abattre pour pouvoir continuer notre route.
A nous de savoir si l'on veut apprendre à dominer nos peurs ou les laisser gouverner notre vie...

# Posté le samedi 11 octobre 2008 03:27

Modifié le samedi 11 octobre 2008 21:25

Il n'est pas bon de se complaire dans les rêves et le passé en oubliant de vivre.

Il n'est pas bon de se complaire dans les rêves et le passé en oubliant de vivre.
Cette phrase est tirée du premier film de Harry Potter ("A l'école des sorciers"). Elle est signée par le professeur Dumbledore lorsqu'Harry voit ses parents décédés dans un miroir magique, le miroir du rised.
Il est vrai que nous avons tendance, très souvent, à regarder par-dessus notre épaule afin de rechercher des souvenirs agréables. De même nous avons tendance parfois à vivre dans les rêves, en imaginant une vie toujours meilleure que la nôtre, oubliant par là qu'il y a toujours plus malheureux que soi.
Peur de ne plus revivre de tels moments ou envie de se rassurer? Chacun a ses raisons. Mais nous oublions souvent de nous demander pourquoi nous cherchons refuge dans le passé et les rêves alors que la vie avance. Que recherchons-nous dans une chose qui n'existe pas ou plus?
Le temps est immuable et avance inexorablement. Le passé est derrière nous et regarder par-dessus notre épaule est vain car nous nous éloignons de ce que nous regardons sans rien pouvoir changer et nous ratons, du coup, beaucoup de belles choses que le présent nous apporte.
Regarder vers l'avenir nous permet d'accueillir ce qui arrive et nous pouvons encore influer sur ce qui va arriver. Car l'avenir n'est pas encore vécu. Il dépend du présent, de ce que l'on fait aujourd'hui et reste incertain.
Le gâchis est de vivre continuellement dans le passé en oubliant de vivre le moment présent.
Le bonheur est de vivre intensément le moment présent comme si c'était le dernier, car qui sait si nous serons encore là demain?

# Posté le samedi 11 octobre 2008 04:26

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 18:52

Donne tes mains pour servir et ton coeur pour aimer

Etant enseignant (prof de musique), j'illustrerai cette phrase de mère Thérésa par une expérience que j'ai vécu dans le cadre de mon métier. Une très belle expérience qui a marqué mon année scolaire 2003-2004 à Sainte-Catherine de Sienne d'Aix-en-Provence: celle de Lucie.

Lucie était une jeune fille qui était dans la classe de 5ème A. Elle montrait une image d'elle fort peu plaisante. Ses résultats scolaires étaient très bas(non seulement chez moi mais dans toutes les autres disciplines également),elle bavardait souvent en cours et son attitude frisait l'insolence.
A plusieurs reprises j'ai du la rappeler à l'ordre. Mais face à son insolence je me voyais dans l'obligation de la sanctionner par une prise du carnet de liaison pour y inscrire une observation.

Un beau jour,je discutais avec la prof de math de cette 5ème A. Au cours de la conversation,elle me demande:
"Tu as des ennuis avec Lucie?" Je lui ai répondu que j'avais noté une attitude pour le moins irrespectueuse de la part de la jeune fille. Et la prof de math m'a alors expliqué qu'elle avait parlé avec Lucie,et que celle-ci lui avait dit:
"...de toute façon le prof de musique ne m'aime pas."

Cette phrase, même si je n'ai rien montré, m'a tout de même touché. J'ai alors envisagé d'avoir une conversation avec elle. Et comme prévu cette conversation eut lieu, un lundi de printemps entre midi et deux.
Je lui ai demandé de me confirmer ce qu'elle avait pu dire à la prof de maths.
"Ben oui,chaque fois que je parle vous me prenez le carnet et vous me mettez une observation."
Je lui ai alors fait remarquer que jamais je ne lui avais pris le carnet dés le premier rappel à l'ordre, tout en lui expliquant que faire son cours face à des élèves qui bavardent s'avérait très agaçant. Pour ce faire j'ai pris un exemple en prenant soit d'inverser les rôles.
"Imagine, lui ai-je dit, que je te pose une question,et qu'au moment où tu me réponds, je me désintéresse totalement de toi et de ce que tu me dis pour parler avec une autre personne qui se trouve à côté...comment le prendrais-tu?
Lucie ne savait plus quoi répondre.Elle m'a alors regardé avec une sorte de sourire géné en disant timidement: "...ben mal!"
"Alors on se comprend"ai-je alors répondu. Elle ne put qu'acquieser, son visage arborant toujours le même sourire.

Puis j'ai abordé la question de l'affect.
J'ai expliqué à Lucie qu'en règle générale, j'aimais les jeunes et donc mes élèves et que c'était pour ça que j'étais là, en lui disant textuellement que si je n'aimais pas les élèves, je ne ferais pas ce métier, et que ce n'est pas parce qu'on punit les élèves qu'on ne les aime pas.
Puis j'ai fait une comparaison.
- A la maison,lorsque tu fais une bétise ou que tu pousses le bouchon trop loin,tes parents te punissent,non?
- Oui ça arrive, m'a t-elle répondu.
- Et pourtant, ils t'aiment?
- Ben oui,reconnut-elle.
- Eh bien les profs c'est pareil. On n'a pas la même affection pour vous que vos parents, mais on n'en a. Sinon on ne ferait pas ce métier, ai-je alors répété pour bien lui faire intégrer cette idée. Pour moi un prof qui n'aime pas les élèves n'a rien à faire dans une salle de cours.

A partir de là, son sourire géné s'est transformé en un sourire particulier...celui d'une jeune fille rassurée. Tellement rassurée que Lucie a commencé à se confier à moi, sur sa vie, sa famille, ses états d'âme. Et j'ai vu là non plus une fille insolente et désagréable, mais une écorchée vive, une fille avec le coeur sur la main qui souffrait d'être insolente et qui ne demandait qu'à se sentir aimée et comprise.

Depuis ce jour,ses résultat (du moins chez moi) ont considérablement progressé. Passant de 4/20 de moyenne au premier trimestre et 3/20 au deuxième, Lucie a terminé l'année avec 13,7/20 de moyenne, à raison de 3 notes par trimestre (pratique instrumentale, chant et interro écrite sur les écoutes).

Et depuis ce jour,il était fréquent d'entendre Lucie m'interpeler dans la cour du collège, soit de loin, soit en accourant vers moi, un sourire radieux éclairant son visage, pour me demander si j'allais bien, juste histoire de me parler.

Cette enfant m'a touché profondément. Et depuis, chaque fois que je pense à elle, je me dis que j'ai réussi quelque chose avec elle, que je lui ai fait voir les choses autrement, que j'ai été utile...et chaque fois des larmes roulent sur mes joues, comme c'est le cas au moment où j'écris ces mots.

Je n'ai plus eu de nouvelles d'elle. Je sais qu'elle devait partir en internat à Digne...mais je ne sais pas ce qu'elle est devenue. Je n'ai pas de photo d'elle non plus, mais son visage et son sourire restent dans ma tête.
Ce sourire d'une jeune adolescente quelque peu rassurée, ce sourire radieux qui semblait dire merci était et reste encore aujourd'hui ma récompense.

Merci Lucie...toi aussi tu m'as apporté beaucoup. Et plus que tu ne pourrais jamais le penser.
Que le ciel guide tes pas et que la vie te soit douce et emplie de bonheur.
Donne tes mains pour servir et ton coeur pour aimer

# Posté le mardi 14 octobre 2008 07:22

On ne voit chez l'autre que ce qui nous arrange

Une vidéo de la chanson des Innocents "Un homme extraordinaire" prise sur Dailymotion avec ds images qui se prètent bien aux paroles (notamment des images de star war dont je suis fan).
Cette chanson parle de la facilité que les gens ont à juger une personne sans faire l'effort de la connaitre. Le refrain, d'ailleurs, le relate bien:

"On se souviendra de ceux qui commettent un crime
Un jour,
De tous ces chasseurs de primes
Et puis d'oublier la vie d'un homme extraordinaire."


Une personne exceptionnelle, tant dans son attitude respectueuse et tolérante envers les autres, que dans sa bonté d'âme et sa gentillesse, qui ne demande qu'à vivre une vie paisible sera très appréciée et aimée. Mais s'il s'avère qu'à UN MOMENT DONNE DE SA VIE ( et non TOUTE sa vie) cette personne fait un faux pas (un délit par exemple qui l'amène devant un tribunal), elle se retrouvera très vite cataloguée par ces mêmes gens qui l'ont tant appréciée, ces derniers oubliant alors (trop) facilement l'être exceptionnel que cette personne a toujours été, malgré sa faute.

Autrement dit on ne retiendra que la faute commise ("On se souviendra de ceux qui commettent un crime UN JOUR") pour très vite oublier l'être d'exception qui reste tout de même humain, et donc sujet à commettre des erreurs ("et puis d'oublier la vie d'un homme extraordinaire").

Les innocents dénoncent ici ces gens qui s'empressent de chercher le moindre petit défaut chez une personne (trop) gentille, défaut qui leur donnera le prétexte de pouvoir se défouler sur elle, la poussant parfois à partir vivre ailleurs pour fuir la méchanceté et les jugements gratuits ("Sans connaitre les raisons qui ont poussé cet homme à vivre dans une autre ville" dit la première phrase de la chanson).
En d'autres termes, ces gens veulent à tout prix la "tête" de cette personne, comme s'ils cherchaient à faire justice eux-même, pensant probablement avoir le monopole de la perfection, et oubliant que celle-ci n'existe pas chez l'être humain. D'ailleurs ne sont-ils pas comparés, dans la chanson, à des chasseurs de primes?

On pourrait résumer cette chanson par une phrase: "Les gens ne se contentent que de ce qu'on leur donne à voir, mis à part ceux qui vous connaissent vraiment et qui vous aiment"

# Posté le mercredi 15 octobre 2008 20:35

Modifié le samedi 03 octobre 2009 16:04